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John Truby est un Script Doctor convoité par les plus grandes sociétés de production américaines, un consultant auquel on fait appel pour soigner des scénarios malades. Au cœur de l’activité scénaristique, expert de la structure du récit, son activité consiste à donner force et amplitude aux personnages, à créer des réseaux de relations intelligibles, à travailler les intrigues et les univers dans lesquels se meut un personnage. Il est à Paris du 4 au 6 février 2009, pour animer une Master Class de trois jours sur l’anatomie du scénario.

Vous avez fait des études de philosophie, de quelle manière cet apprentissage a-t-il influencé votre réflexion sur la structure du scénario ?

En effet, j’ai étudié la philosophie, et notamment Aristote, Nietzsche et l’existentialisme. Je m’intéressais à la manière dont on construit les histoires, et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de livre portant sur la conception du scénario….

 

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John Truby
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Los Angeles, 1928, Christine Collins vit avec son fils de neuf ans qu’elle élève seule. Elle travaille comme standardiste. Professionnelle, impliquée, elle vient de passer responsable. Elle mène un combat de tous les jours, car il n’est pas facile de se faire une place dans la société pour une femme seule, mais Christine Collins est une femme de combat. Un jour, alors qu’elle doit se rendre à son travail pour remplacer une de ses collègues, elle laisse son fils seul à la maison. Elle ne le reverra plus. Des mois durant, elle le cherche éperdument, jusqu’à ce jour où cinq mois après la disparition, la police lui annonce qu’elle vient de retrouver son fils.

Exaltée, elle se rend vers la gare pour l’accueillir. Un seul regard suffira pour en acquérir la certitude, non ce n’est pas lui, non ce n’est pas son fils. Sous l’insistance d’un capitaine de police, qui lui assure qu’elle aura tôt fait de le reconnaître, elle se laisse photographier par la presse en compagnie de son fils. Tout le monde peut se satisfaire de l’issue, la police qui utilise cette affaire pour redorer son blason, les journalistes toujours heureux de détenir un scoop. Tout le monde, sauf Christine Collins, qui décidément refuse de croire que ce garçon est son fils. Débute alors une longue et périlleuse bataille contre la police de Californie, une lutte jonchée de rebondissements. les-retrouvailles-lechange5

 

Avec l’Echange Eastwood nous convie à un grand moment cinéma hollywoodien, du grand spectacle donc. On en attendait pas moins et l’on en a pour notre argent. Des cris, des larmes, de la fureur parfois, des bons et des mauvais sentiments toujours.

 

Angelina Jolie apparaît sous les traits d’une mère courage exemplaire, digne, combattive, sensible aussi. Malkovitch reste sobre en révérend père, convaincant aussi. De la retenue souvent, de la colère bien sûr, ponctuées de quelques acmés mélodramatiques, allons donc, il faut bien que le spectateur vibre…

 

La vérité coûte que coûte…

 

Eastwood, nous sert la thématique classique, éminemment américaine qui consiste à faire d’un citoyen ordinaire un personnage héroïque. On y lit cette même obsession, celle de mettre en scène un être humain engagé dans une lutte à mort contre l’institution pour qu’éclate la vérité, pour que triomphe la justice.  On y retrouve cette détermination infaillible, cette croisade des gens honnêtes et vrais contre la corruption qui sévit. 

 

On relèvera enfin le pragmatisme de la réalisation, la précision et l’absence de fioriture pour un film qui veut être une fiction réaliste. Fouiller les grands et les petits recoins de l’âme humaine, et raconter cette épopée, histoire vraie à l’appui, c’est faire du cinéma qui fonctionne. Le film est impeccable, sans surprise, mené avec la force tranquille d’une figure majeure du cinéma américain.

 

L’Echange de Clint Eastwood

Film américain. Avec Angelina Jolie, John Malkovitch, Jeffrey Donovan.

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